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  • 26
  • jan

Le bilan de la prime à la casse pour 2009

Fin janvier 2010, Patrick DEVEDJIAN a souhaité faire un bilan plus qualitatif de ce dispositif, en lien avec l’Agence de Services et de Paiement (ASP), opérateur chargé de sa gestion.

Fin décembre 2009, Patrick DEVEDJIAN, Ministre chargé de la mise en oeuvre du plan de relance, avait établi un bilan quantitatif de la prime à la casse pour l’année 2009.

Près 600 000 primes à la casse ont été remboursées sur l’année 2009, pour 2,268 millions d’immatriculations de véhicules particuliers neufs, un chiffre en hausse de 10,7% par rapport à 2008 et un chiffre qui représente la meilleure année depuis 1990. Le ministre avait par ailleurs estimé que, grâce à la prime à la casse, entre 24 et 33 000 emplois ont pu être sauvegardés dans la filière automobile, en France.

Fin janvier 2010, Patrick DEVEDJIAN a souhaité faire un bilan plus qualitatif de ce dispositif, en lien avec l’Agence de Services et de Paiement (ASP), opérateur chargé de sa gestion.

C’est sur la base des primes déjà remboursées aux concessionnaires, parmi les dossiers enregistrés par l’ASP, à fin décembre, que ce bilan a été dressé. Il faut en retenir deux principaux constats :

- En synergie avec la dispositif de bonus-malus, la prime à la casse a accéléré le renouvellement du parc automobile français en faveur de véhicules neufs moins polluants, notamment les petits modèles les moins émetteurs de CO2. (Voir les graphiques joints sur la répartition par âge et par émission de CO2 des primes à la casse).

- En conséquence, du fait de leur positionnement sur les petits modèles, certains constructeurs bénéficient davantage du dispositif. C’est notamment le cas des constructeurs français qui totalisent près de 60% des primes (proportionnellement beaucoup plus que leur part de marché en France (52,8% en 2008 et, en conséquence, 53,9% en 2009).

Pour Patrick DEVEDJIAN, "la prime à la casse a atteint tous ses objectifs en 2009. Il s’est révélé un dispositif triplement gagnant : pour le consommateur, qui y a gagné du pouvoir d’achat, pour le secteur automobile qui a vu ses ventes croître malgré la crise, et enfin pour l’environnement, en favorisant les véhicules les moins polluants. Il s’agit désormais de gérer efficacement sa poursuite et sa décrue progressive en 2010."

En effet, le dispositif de prime à la casse est poursuivi en 2010 (à un montant de 700 euros au premier semestre et de 500 euros au second), afin d’éviter un trou d’air brutal sur le marché automobile.

Répartition des primes à la casse par tranches de CO2 - Source : Ministère de la Relance

Primes à la casse par âge de véhicule - Source : Ministère de la Relance

Répartition des primes à la casse par constructeur - Source : Ministère de la Relance